Poser son attention sur les sons
- philippe fabri
- il y a 2 heures
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Mes chers amis,
Dans la première partie de la méditation je vous invite à poser votre attention sur les sons.
Entendre ne demande aucun effort. Nous avons un corps qui entend, pourvu que son appareil auditif fonctionne, ainsi que sa conscience auditive.
Le son qui est produit et entendu pendant la méditation, quand nous sommes assis et en silence, ne demande lui aussi aucun effort et n'est le fruit d'aucun choix. Nous entendons naturellement, sans aucun effort, un son que nous n'avons pas choisi.
Nous pouvons entendre des sons qui viennent de notre propre corps : notre respiration, les bruits de notre coeur, des acouphènes. D'autres sons ne viennent pas de nous, ils proviennent d'autres êtres humains, de la nature, comme le vent ou le chant des oiseaux, ou encore de constructions humaines comme le bruit du chauffage, de la télévision...
Aucun son n'existe simplement par lui-même et n'est produit que par lui même. Le son est toujours produit par quelque chose.
Le mouvement du diaphragme est responsable du bruit de la respiration au niveau du nez, le vent est produit par des modifications de pressions, le bruit de la télévision dépend d'ondes...
Et tout ce qui produit des sons dépend également d'autres causes et conditions pour se manifester : le diaphragme dépend de son innervation et de l'air qui passe, le chant de l'oiseau dépend de s respiration et de son besoin de communiquer, les ondes dépendent d'un émetteur...
Tous les phénomènes que nous percevons et qui dépendent de causes et de conditions sont impermanents, puisqu'il suffit que les conditions changent pour qu'ils cessent ou se modifient, ou qu'autre chose apparaisse.
La perception elle-même dépend de causes et de conditions : simplement un appareil auditif en bon état.
Prendre conscience de cela demande une certaine dose d'attention. C'est notamment ce à quoi nous nous exerçons pendant la méditation, à poser notre attention en un point.
Le premier point tellement important est de prendre conscience de l'impermanence de tout ce que nous percevons, autant nous mêmes que le monde.
Retournons maintenant l'attention et regardons qui perçoit les sons.
Que trouvons nous, ici, où le son est perçu ?
Cet "ici" est-il un petit lieu très limité ou ne serait-ce pas plutôt un vaste espace ?
Cet espace a-t-il été créé par quelque chose ?
Dépend-il de causes et de conditions ?
Ne pourrait-il pas s'appeler "silence" ?
Je vous invite tous, grâce aux sons que vous percevez, à prendre conscience de ce silence imperturbable que vous êtes, le silence de l'Etre.
Avec ma profonde amitié pour vous tous.
Philippe
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