Poser l'intention
- philippe fabri
- il y a 6 heures
- 3 min de lecture
Mes chers amis,
Quand nous méditons, comme dans le reste de notre vie, l'important est de connaître l'intention avec laquelle nous accomplissons des actes. C'est ce qui va les colorer et leur donner une vraie importance.
Notre intention fondamentale est notre bien-être. Nous n'accomplissons jamais d'actes avec l'intention d'être mal, d'obtenir de la souffrance ou du mal-être.
Même si nous faisons parfois des choses difficiles, pénibles ou douloureuses, c'est avec l'intention d'obtenir du bien être ultérieurement, que ce soit quand nous étudions, quand nous nous entrainons pour faire du sport ou en buvant un remède amer en vue de guérir.
C'est le fonctionnement de base des êtres vivants de fuir la souffrance et de rechercher le bonheur.
Nous pouvons rechercher des plaisirs transitoires par la nourriture, la possession, la reconnaissance, le pouvoir, ou simplement en nous lavant et en nous baignant dans la mer... Il n'y a aucun mal à cela, pour autant que nous ayons conscience que le plaisir ou le bonheur obtenu sera éphémère, transitoire. Nous mangeons, nous sommes rassasiés et quelques heures plus tard nous avons de nouveau faim.
Dans la méditation nous pouvons rechercher une détente transitoire et c'est très bien, mais c'est transitoire.
L'intention de base dans la méditation que je tente de partager avec vous est la libération de la souffrance.
Est-il possible de se libérer de la souffrance ?
Le Bouddha nous dit que oui et je le crois.
Pour cela nous avons à sortir de notre confusion et dévoiler, (re)découvrir, voir notre véritable nature et la véritable nature des phénomènes, juste voir les choses "telles qu'elles sont" au lieu de "comme nous les imaginons" dans une élaboration mentale confuse.
Voir notre véritable nature est la connaissance transcendante, la sagesse qui nous permet de reconnaître notre pureté fondamentale, intemporelle, spontanée, omniprésente, immuable. C'est le chemin vers l'absolu et la paix définitive de la nature de Bouddha. Mais ce seul chemin est incomplet.
Nous avons aussi à découvrir notre propre impureté, c'est à dire reconnaître les voiles qui recouvrent notre véritable nature et l'empèchent de se déployer de se manifester. Cela est le chemin relatif, un chemin dans le monde relatif au sein duquel nous sommes persuadés de vivre. Tant que cela est notre croyance, notre confusion, nous avons à purifier nos voiles. Dans ce chemin pour nous purifier il sera nécessaire de développer la compassion, la compréhension de la souffrance, autant chez nous que chez les autres, la compréhension des causes de la souffrance. Il sera aussi nécessaire de développer l'amour, le souhait que tous les êtres, sans exception, soient heureux et connaissent les causes du bonheur.
Nous aurons donc à abandonner nos conduites égoïstes, persuadéa que nous sommes que notre propre bien-être est suffisant.
Cette intention est résumée dans lla phrase : "s'éveiller pour le bien de tous les êtres".
"S'éveiller" c'est la sagesse, c'est le chemin absolu. "Pour le bien de tous les êtres" est le chemin relatif, la mise en pratique dans le quotidien. Ce sont les deux ailes dont nous avons besoin pour nous envoler. Avec une seule aile nous risquons de tourner en rond.
Je développerai un peu plus ce thème vendredi 6 mars à 20h30 sur la chaine YouTube d'Anatole, "Renaissance Spirituelle".
Pour assister et participer à cette soirée, vous êtes invités à cliquer sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=JbuwQXQHpYg
Bonne méditation à vous tous.
Philippe

Commentaires