L'impermanence permet le changement
- philippe fabri
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Mes chers amis,
L'impermanence est un thème sur lequel nous pouvons toujours méditer.
Comprendre en surface l'impermanence n'est pas compliqué, mais la réaliser en profondeur n'est pas si simple.
Bien sûr nous comprenons que le jour succède à la nuit et que les années passent inexorablement.
Imperceptiblement tous les êtres autour de nous vieillissent à chaque instant, il en est de même pour nous. Notre cœur envoie dans nos artères un nouveau volume de sang, jamais le même, entre 60 et 90 fois par minute.
La graine se transforme en pousse, puis en fleur, en fruit et de nouveau en graine, mais une nouvelle, pas la même que celle du départ.
Comme mon nom, Philippe Fabri, ne change pas, je pourrais croire qu'il y a ici un je permanent et autonome. Mais si je cherche ce "je", je suis incapable de le trouver.
En réalité ce nom n'est qu'une surimposition sur un corps qui change d'instant en instant, un corps jamais identique à celui de l'instant d'avant.
Cette impermanence nous permet donc de changer, de ne pas rester figé, identique, toujours le même. Nous pouvons donc évoluer, nos croyance et nos concepts confus peuvent donc s'effacer et être remplacés par d'autres pensées
Le prix à payer pour cette impermanence est la finitude de notre corps, une finitude parfois difficile à supporter car nous ne connaissons ni la date, ni l'heure, ni la cause de la finitude.
Le chemin spirituel est de découvrir ce qui "en nous" ne varie ni ne meurt. Trouver l'indicible, l'insaisissable, le sans forme, le non-né, l'indescriptible, le sans-nom, l'intemporel..., c'est ce qui peut nous permettre de nous détendre et de sortir de cette habitude tellement fatigante et source de tension, d'orgueil de jalousie, de défendre un moi, sans existence autonome et permanente. Sans plus rien à défendre, la peur de disparaître pourrait-elle disparaître ? Juste réaliser que l'apparence à laquelle j'ai pris l'habitude de m'identifier disparaît à chaque instant pour laisser la place à une autre apparence. Est-il possible de s'habituer à cette idée ? Cette idée peut-elle devenir vôtre ? Cela fait partie des intentions de la méditation.
Avec ma profonde amitié pour vous tous.
Philippe
Et un court extrait de St Augustin
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