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Le troisième œil, un œil unique

Dernière mise à jour : 17 nov. 2022

Mes chers amis,


Comme promis , je partage aujourd'hui avec vous l'expérience de l'oeil unique dont parlait Douglas Harding dans le post d'hier. Je reprends l'expérience telle que je l'avais décrite dans mon livre, maintenant épuisé, "Ce que je suis, les autres ne le voient pas".

Comme pour toutes les expériences, vous pouvez la lire sans la faire. Ce serait comme lire la description d'un bon vin sans le goûter. C'est juste dommage...

Le texte est agrémenté de photos, chaque fois 2 photos prises d'un point de vue différent.

  • La première montre ce que vous pouvez voir des autres et donc ce que les autres peuvent voir de vous.

  • la seconde montre ce que vous, vous pouvez voir, et que les autres peuvent voir aussi, de leur propre point de vue.

Observez bien qu'il ne s'agit absolument pas de la même chose.

Je vous laisse lire et faire l'expérience.

Manifestement tous les êtres humains regardent le monde au travers de deux yeux. En est-il de même pour vous ? Pour vérifier, je forme avec mes doigts une paire de lunettes qui s’adapte très bien aux visages des ami(e)s autour de moi. Chaque orifice, formé par le pouce et l’index, correspond à un œil.

Mon amie regarde bien au travers de deux yeux.

Mais qu’en est-il pour moi ? Je tiens cette « paire de lunettes » à bout de bras et je vois à l’intérieur de chaque orifice délimité par le pouce et l’index un spectacle différent. Ce que je vois dans l’orifice de gauche est différent de ce que je vois dans l’orifice de droite. Ce sont des spectacles exclusifs : ce qui est à gauche n’est pas à droite et vice versa.

Je vois un spectacle différent dans chaque orifice.

Je rapproche cette paire de lunettes et je remarque que je peux voir de plus en plus de choses dans chaque orifice. Puis je la chausse complètement et je ne vois plus qu’un seul spectacle. Comme par magie la séparation formée au milieu par les index a disparu et il n’y a plus deux spectacles. Du deux est né le un. J’entraperçois encore des index un peu flous au milieu. J’ouvre alors les doigts pour ne plus faire qu’un cercle avec mes pouces et mes index. Là, je n’ai plus le moindre doute : il n’y a qu’un seul spectacle. L’ouverture que je suis ici est manifestement non cloisonnée. Il n’y a pas deux ouvertures, mais une seule.


Pour les autres il regarde par deux yeux.

Pour moi je vois au travers d’un seul orifice non cloisonné.



Mon identité publique, ce que je suis pour les autres, a bien sûr deux yeux. Mais l’évidence me montre qu’ici, de mon point de vue qui est totalement subjectif et personnel, je vois le monde au travers d’une seule ouverture. C’est comme si ces deux verres jumeaux s’étaient remodelés en chemin pour devenir un monocle parfaitement adapté à un Œil Unique.


Cet Œil Unique est grand ouvert. Je n’ai jamais regardé le monde qu’au travers de cette grande ouverture.


Quelle en est sa taille ?

J’écarte progressivement mes doigts et j’essaie d’en trouver les bords. J’écarte mes mains pour trouver une limite sur les côtés, en haut ou en bas. C’est large, très large ! Je ne peux pas en trouver les bords. C’est sans limite.




Les autres voient qu’il écarte un peu les bras.





Je cherche les limites de cette grande ouverture et le spectacle apparaît entre mes deux mains.


Cet Œil est très spécial, ce n’est pas un œil, c’est plutôt une fenêtre, une immense baie ouverte sur le monde. Elle a juste la taille de ce que je perçois.



Les autres voient qu’il écarte largement les bras.



Pour moi cette ouverture que je suis est vraiment très large, tout le spectacle s'y déploie.


Cette ouverture n’a pas de vitre, ici rien ne me sépare du monde. Je suis juste largement ouvert, à la taille du monde que je perçois. Je suis l’ouverture au sein de laquelle le monde se produit. Je n’ai aucun effort à faire pour cela, je suis simplement construit ouvert. J’ai juste à prêter attention à cette vaste ouverture que je suis.


Cette fenêtre est la fenêtre de la conscience. La conscience et ce qui y apparaît ne sont et ne font qu’un, comme le miroir et ce qui s’y reflète. Les mots peuvent me faire croire à une séparation, la réalité de l’expérience me montre l’absence de séparation.


Cette expérience si simple déstabilise le mental qui essaie de vous remettre dans l’erreur en susurrant : « Mais tu sais bien que tu as deux yeux… » Oui, mais ce savoir («tu sais bien») est une pensée, une construction mentale. Il faut oser revenir à la simple perception. La simple observation confirme l’évidence : ici, de mon propre point de vue, l’ouverture est unique et tellement vaste.


Et si c'était cela que l'on appelait le troisième œil ? Martine me disait ce matin que c'était la vision juste et éclairée du cœur.



Je vous souhaite à tous une très belle journée.


Philippe



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